et c’est encore je crois

les veines jaillissent à ses yeux
comme si une coupe de vin
brisée à terre
déversait de violentes rivières

on sent frémir sa voix blanche
dans sa bouche fendue en deux
semblable à l’hirondelle
poursuivie par le feu clair d’un orage

et son cri aux dents froides
est comme un corps
dont on arrache un à un les vêtements
et le hoquet de la douleur
tombe perle après perle

au sol… doucement… sans un bruit qui résonne…

et c’est encore – je crois – une personne