ne pleure plus
les nuages ont cessé de trembler ce soir
les moineaux sursautent entre les branches
ils ont faim mais le jour est fait
silencieux est ce qui ne pleut ni ne peut
la pièce d’argent est tombée
et la lune s’est fixée sans une ombre
qui connaît l’autre côté de sa main ?
aucune fée n’a fait erreur d’un seul visage
car jamais la lumière ne connaît sa frontière
et ta face est connue depuis le jour
l’aile qui tente et monte et hante et tombe
poursuit ce qui réjouit
et de la mort ne sait rien
ne regrette plus
si tu n’es pas de tout l’ennemi-e
– et du geste et du juste
et de cet oiseau sale qui râle et qui crie
la violente douleur elle aussi
a eu vent de la vie
ne pleure plus ami-e
et ne meurs plus
et n’aie pas peur
