le peux-tu ?

les mains ont perdu
la forme de la prière

sentir la joie
même ce qui est hostile
le peut

mais agir la joie
le peux-tu ?

peux-tu faire

que ton poing jeté au vent
dépasse l’oiseau

que les liens de ta peau
sous le couteau d’un rire
éclatent

et pourtant que le sang
dans ton corps
ne soit pas un prisonnier
mais l’habitant

et le bruit ici – au cœur
le frisson du silex
quand il tente le feu

le peux-tu ?