partir

partir là où le vent se brise

par-delà la nuit grise

emmêler mes pas sans bruit
au ruisseau qui fuit

aller plus rapidement
que l’éboulis d’une aile

entre les asphodèles

la nuit est au dedans

comme un petit creux
comme un petit pli

le papillon bleu calme et vieux
et joli

meurt en riant
si doucement !