un cerisier avait poussé
un cerisier avait poussé sur les corps
de femmes d’hommes et d’enfants
leurs yeux morts
ne voyaient pas ceci
des fleurs tâtonnant un baiser
plein et doux
vers la lumière
mais il y a des larmes qui nous séparent
comme des couteaux
moi je ne supportais pas ce cerisier
alors j’ai coupé la racine de nos ombres
et de nos pas en fleurs