sur ma folie

si je n’avais pas besoin de sommeil, je n’aurais pas besoin de mensonges.

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la différence entre sagesse et folie n’est pas affaire de degrés de connaissances.

dans les connaissances des folz, il n’y a pas de lacunes, il y a des passages.

et les sages se désolent trop vite.

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le confort est une forteresse. qui a besoin de forteresse a des ennemiz.
il y a des corps qui ne voient dans un nuage que la poussière d’une armée.
se reposer est un mensonge si dans les paupières il y a des meurtrières.
se mentir à soi-même, c’est ajouter une ombre à l’ombre.
le désir de sécurité se dévore lui-même.
quand on veut des murs pour vivre, on prépare son mausolée.

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la souffrance n’est jamais utile. cependant la sentir et la connaître l’est.

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je ne perds pas mon innocence, je la gagne.
l’enfance est devant moi.
les moralistes tombent de haut.
l’occasion me tombe dessus.
je ne peux pas tomber : mon sourire est déjà parmi la poussière, les fleurs et les herbes folles.
ce qui en moi ne peut être détruit, c’est ce qui échappe à mon ombre.
cette vie est immortelle car je n’est pas la vie.
je ne possède pas même mon je.

rien ne sera perdu.

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je rêve du rêve qui dit : « ne rêve plus ! »

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