la morale fonctionne par exclusions, exclure et nier pour trier, juger, sélectionner, hiérarchiser, évaluer, choisir un terme, jouer un jeu à somme nulle, exiger un sacrifice pour un salut, une voie pour deux embranchements, être un tramway qui ne doit pas, extraire l’impur du cercle, détruire jusqu’à l’originel, revenir, retourner à ce qui est bon en enlevant la peau, les os, le sang, payer, compter, creuser verticalement, dire « je » et « tu ».
l’éthique est un processus croissant d’inclusion et d’affirmation, elle compose avec, elle ne part jamais de rien (le pur, l’originel n’ont aucun sens pour elle), elle n’est pas pour un individu au détriment d’un autre, elle comprend tout et avec elle, l’égoïsme est généreux, elle co-construit plutôt qu’elle ne déconstruit, elle n’est pas un manque, une chose à atteindre, elle est déjà là et de plus en plus là, de plus en plus large, elle est politique et engagée avant même de s’engager, elle nous lie et relie sans retour, horizontalement, elle dit « nous ».
la morale, c’est le « ou ».
et l’éthique, c’est le « et ».
