tête

quand les arbres aboient
comme des chiens
attachés

le saut de la foudre
sur une épingle
ta tête !

vient le nuage mouillé
d’un parfum

l’épaule souple et voilée
des collines emmêlées

tu appelles ça paradis
ta myopie

elle est parfois jolie

mais le parfum nous laisse ici
attaché-es

et lui parti loin

sans pays
l’odeur des pluies
qui d’amour mord entre les mousses

au parfum vert et gris
ses pieds sont dans le vent

et jamais vent ne se finit

mais la cascade de ton squelette
tombe ici

dans ce pic de glace
la ligne de tes os

et c’est grave et c’est ainsi

un papillon
frappé d’un courant d’air

la peau humaine a peur de tomber
par terre

et du ciel sans aucun souvenir

qui pour la retenir ? qui ?

trois pommes joufflues
font le sang et cela monte
au cœur ce flux
comme la nausée de la prière

et la douleur !

si haut le visage

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