(un vieux texte que je sors des tiroirs et un peu modifié)
ma douleur
quand je ne peux pas le dire
la pluie a pitié de moi
elle coule sur mon visage
à ma place
ma douleur
dis-moi
qui éteindra la lumière
dans ma tête
ma douleur
ses membres rigides se fracassent les uns contre les autres
elle se fait si petite qu’aucune main tyrannique ne peut plus
la prendre
ma douleur
voilà qu’elle frappe
gratte contre les barreaux
et ses ongles retombent désespérément en laissant
des cascades vacillantes sur les murs
jusqu’à se casser
s’abîmer
ma douleur
prison inextricable
épileptique
quelle harpie picore
arrache un dernier sursaut
à la branche de l’arbre
mort