et la bouche s’éprend

la langue quand elle se lève
ne fait pas d’ombre sur les dents

et la bouche s’éprend de feu

le soleil en silence
solidement
embrasse

en dedans

un mot serait une mort

mais toi aussi tu me comprends

la lenteur se mêle à la langue
mais c’est sans toujours

l’aile fêlée de nos sourires

hélas s’est close
hier

et parfois
un parfum vient peut-être
quand les plis du lilas tremblent

au printemps de la pluie

imparfait notre adieu
le paradis hésite

car dans nos voix trente-deux colombes
portent d’amour les longues lettres

attendons-nous ici – un peu

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