ça est
lumière de pierre
dans l’eau sans visage
un trou sans dedans
hante tout ce sur quoi
le miroir ne peut voir
ne le regarde pas
c’est un cyclope
son œil fait le tour
de la pensée
et le tournesol
porte un amphithéâtre
au centre
se joue une tragédie
sans yeux mortels
pour nous
l’angoisse
est une colère qui erre
ici n’est plus la frontière
ni la guerre
personne n’a vaincu
le soleil est hors du soleil
et les pétales
comme un cri à la lumière
fuient
là-bas
il y a le monde
et le monde est jeté
mais l’être qui a le nom qui sonne
comme personne
existe-t-il ?
ici la caverne ne connaît que sa surface
chaque ouverture
trouble comme un voile
le mur
il n’est pas possible d’y avoir vécu
entends mon œil
je suis
et l’eau est un rocher étrange
dont on ne peut tirer
une sculpture plus longue
qu’un bruit
