elles viennent
je veux que vous entendiez
le cri des fleurs (elles viennent)
quand vous marchez sur mon cadavre
jusqu’à la fin du temps
écoutez
j’ai donné le rouge de mes joues
au printemps
et nos mains coupées
elles surgissent
je vais déchirer tous les ciels bleus
ils tomberont en hurlements
et haillons d’averses
mais ne croyez pas que le déluge
lave les ombres
les ombres lentement qui montent