comment les enfants naissent

je dédie ce conte aux léviathans et aux débris sur le sable.

la mer voulait qu’on la console, qu’on la prenne dans les bras. mais personne n’avait l’oreille assez profonde pour ses pleurs, les bras assez grands pour son bleu. alors, elle se glissa dans un coquillage, et ce coquillage était petit et obscur. il était recroquevillé, rose, un peu sale, mais avec un parfum sans patrie. elle s’enroula là, comme un murmure. il y eut nombril, bourgeon, corps et secret.

ainsi naissent les enfants.

et toi, quand tu as tout perdu, désire la mer ou rien, désire un désir, regarde tes yeux, là-bas.

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