(un vieux texte que je sors des tiroirs et un peu modifié)
nous sommes immobiles
sous la pluie
sous la chaume des orages
nous sommes immobiles dans notre maison de pluie
tous ces lambris d’eau pourraient tomber sur nos épaules
les briser
nous resterons
il nous faut du courage pour ne plus avoir froid
le vent lui-même a froid
la pluie se noue autour de la gorge sifflante du vent comme une écharpe
les giboulées giflent
nos épaules
la lumière trace une raie dans le ciel
et mes paupières comme des peignes lumineux
ont peine à te voir
sous la pluie
reste ici reste ici encore parmi
les flaques la bouche en o
comme étonnées